La maltraitance passive des chiens : un fléau invisible qui détruit des vies
- 22 nov. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 nov. 2025

Lorsqu’on évoque la maltraitance animale, on pense spontanément aux coups, aux cris, aux violences physiques. Pourtant, une forme de maltraitance bien plus discrète mais tout aussi destructrice touche un nombre considérable de chiens en France : la maltraitance passive.
Cette dernière ne se voit pas toujours. Elle se glisse dans le quotidien, dans les mauvaises habitudes, dans le manque de connaissances… mais les conséquences sur le bien-être émotionnel et comportemental du chien sont profondes.
Dans cet article, on explore ce qu’est la maltraitance passive, comment la reconnaître et surtout comment l’éviter.
Qu’est-ce que la maltraitance passive ?
La maltraitance passive désigne l’ensemble des comportements ou absences de comportements qui nuisent au bien-être du chien, sans toutefois relever de violence volontaire.
Ce n’est pas « faire du mal », mais plutôt « ne pas faire ce qui est nécessaire » :
Un chien qui ne sort presque pas.
Un chien avec qui on ne joue jamais.
Un chien laissé seul 10h par jour.
Un chien qui n’a aucun contact social.
Un chien qui vit dans le stress permanent sans que personne ne s’en rende compte.
Le maître ne cherche pas à faire souffrir, mais l’ignorance, la fatigue, le manque de temps ou les idées reçues créent un environnement qui rend le chien malheureux.
Pourquoi parle-t-on de “maltraitance” ?
Parce que le chien est un être vivant sensible, doté d’émotions, de besoins sociaux et cognitifs. Lorsqu’on omet de répondre à ces besoins, on porte atteinte :
à sa santé mentale,
à sa stabilité émotionnelle,
à sa capacité d’adaptation,
à sa confiance en l’humain.
Le chien n’a pas de voix pour dire qu’il souffre. Il le dit autrement : en détruisant, en aboyant, en devenant agressif, en se renfermant, en développant des troubles anxieux.
Les conséquences sur le comportement du chien
Les signes ne sont pas toujours flagrants au début, mais ils s’installent progressivement :
réactions excessives en promenade
agressivité grandissante
destructions répétées
peurs en augmentation
aboiements incessants
auto-mutilation (léchage compulsif, arrachage de poils)
apathie, retrait social
troubles alimentaires
hyperattachement
La maltraitance passive est l’une des premières causes de consultations en comportement canin.
Se faire accompagner en cas de doute
Un éducateur canin peut aider à :
établir un cadre bienveillant,
réduire le stress du chien,
améliorer la communication maître-chien,
lever les incompréhensions.
Conclusion : une responsabilité collective
La maltraitance passive n’est pas un sujet destiné à culpabiliser les propriétaires : elle doit ouvrir les yeux, éveiller les consciences et encourager chacun à mieux comprendre son chien.
Un chien heureux est un chien écouté, respecté, stimulé, accompagné. Et chaque maître peut apprendre à offrir cela.








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